LICENCE EN MISSIOLOGIE/Thèse

Publié le par Sébastien SASA

Sébastien SASA NGANOMO BABISAYONE, La nouvelle évangélisation chez Kä Mana Lieu et ferment pour la construction d'une Afrique nouvelle, Rome, Pontificia Università Urbaniana, 2003, 136 p. Thèse dirigée par le Professeur Abbé Juvénal ILUNGA MUYA (Modértuer) - Alberto TREVISIOL & Guillaume KIPOY POMBO (Corrélateurs).


SYNTHÈSE

 

Réfléchir sur la nouvelle évangélisation chez Kä Mana comme lieu et ferment pour la construction d’une Afrique nouvelle, tel est le sujet de notre dissertation de fin de cycle en vue de l’obtention du grade de licencié en missiologie. La réflexion sur l’avenir de l’Église en Afrique et sa mission au seuil du troisième millénaire, fut le travail auquel se sont attelés les Pères synodaux et tous ceux qui s’y sont joints à eux à l’Assemblée Spéciale du Synode des Évêques pour l’Afrique [10 avril 1994 – 8 mai 1994]. Ils ont jeté les bases pour une Afrique nouvelle, une Église africaine évangélisatrice. Les principaux acteurs de cette nouveauté sont évidement les Africains eux-mêmes[1]. Le thème de l’application de « l’Évangile à la vie concrète »[2] des africains, à leurs problèmes sociaux, économiques, politiques, religieux, sanitaires, a retenu notre attention et est devenu l’objet de notre recherche.

 

L’Afrique, qui est en train de traverser une des périodes sombres de son histoire : désarticulation de son système social, économique, culturelle, politique et religieux, n’a-t-elle pas besoin d’un souffle nouveau, d’une renaissance, d’une reconstruction ? Quelle serait la mission de l’Église aujourd’hui dans cette Afrique étranglée ? Face à des situations épineuses, incommodes que traverse l’Afrique, le christianisme peut-il jouer un rôle capital dans le projet de sa reconstruction ? Quelle théologie peut donner à l’Afrique un visage digne? Comment concevoir en ce vingt-et-unième siècle la mission de l’Église en Afrique ? Afin de mieux connaître les jeux et enjeux de la nouvelle évangélisation en Afrique ; de pouvoir y apporter notre pierre de construction d’une « Afrique de l’espoir », nous avons opté pour une lecture de la pensée missiologique de Kä Mana à la lumière de la pensée de deux « Pères » de l’Église Africaine: Joseph Albert Malula et Engelbert Mveng. 

 

A l’orée du troisième millénaire, Kä Mana[3], dans La nouvelle évangélisation en Afrique (il y a trois ans), soutient la thèse selon laquelle la nouvelle évangélisation constitue le ferment pour la construction d’une Afrique nouvelle, prospère, libre et capable de se prendre en charge. En ce sens, dit-il, le christianisme, peut jouer un rôle capital dans le projet de la reconstruction de l’Afrique. De quel christianisme est-il question? Il s’agit non de celui de la catastrophe ni encore moins de celui de la mort, mais bien au contraire du christianisme de la vie laquelle trouve son fondement en Jésus-Christ et dans la tradition africaine. Bref, l’auteur souligne l’urgence, la pertinence et la nécessité d’une nouvelle évangélisation en Afrique.

 

Vue la richesse de la pensée de Kä Mana, notre travail se limitera à faire ressortir  sa lecture de l’action missionnaire hier et aujourd’hui; sa conception de la nouvelle évangélisation aujourd’hui en Afrique. C’est par une méthode analytico-critique que nous avons abordé la problématique de ce travail, qui du reste, comprendra trois chapitres. Dans cette étude, nous nous sommes limités à la compréhension et aux implications du christianisme de la vie.  

 

Dans le premier chapitre, nous avons jeté un regard sur ce qu’a été l’action missionnaire en Afrique (selon Kä Mana). Nous avons également relu, avec lui, quelques projets missionnaires mis sur pied en Afrique. Aussi, avons-nous donné dans un premier moment le contexte d’émergence de la pensée missiologique de Kä Mana. Cette pensée a pour point de départ la situation actuelle de l’Afrique où tous les secteurs de la vie sont en crise et cela affecte aussi de facto le christianisme et son avenir Afrique. Signalons également l’influence de la pensée du Pape Jean Paul II et de celle de David Bosch.

 

Analysant les projets missionnaires des Catholiques, des Protestants, des Églises Africaines Indépendantes et ceux des autres mouvements spirituels présents en Afrique, Kä Mana s’est rendu compte des pannes qu’ils portaient en eux: « le modèle de La Splendeur de la Vérité », celui du « Catéchisme Universel » et enfin celui d’une « évangélisation autoritaire ». Aux deux premiers modèles, Kä Mana reproche : « une conception de l’évangélisation comme communication d’un contenu dogmatique de foi, d’un ensemble d’affirmations issues d’un moule philosophique et théologique particulier, qui s’arroge d’autorité le droit de dire la Vérité unique et absolue, souveraine et indubitable dans sa splendeur éternelle »[4]. L’auteur critique ensuite la prétention de l’encyclique « Veritatis Splendor » de posséder la splendeur de la vérité ; laquelle vérité serait comprise dans des formules, des questions et des réponses préétablies et cataloguées dans une sorte de Catéchisme qui ne tient pas compte des aspirations, des questions existentielles des peuples. Dans une telle perspective, rapporte Kä Mana, la « Veritatis Splendor » ne serait qu’une « Terroris Splendor » et que l’évangélisation serait « une évangélisation conçue comme un catalogue de questions et de réponses préétablies, assénées de haut par une véritable institution et imposées comme formules à des peuples qui n’en saisissent ni le contenu ni les enjeux »[5].

 

Nonobstant tout ceci, le théologien et philosophe congolais Kä Mana reconnaît le mérite de la réflexion de Jean-Paul II d’avoir parlé de la nouvelle évangélisation en terme d’ « Entrée dans l’Espérance ». C’est cette espérance qu’il nous faut en Afrique. C’est elle qui donnera aux africains et aux africaines, dans leurs réflexions théologiques et missiologiques, le courage et l’ardeur de « réinventer l’évangélisation en réimaginant le catholicisme selon des perspectives africaines »[6]. Deux de ces perspectives sont : l’idée-force de l’Église-famille de Dieu et la force « des solidarités vitales et créatrices ».

 

Ainsi a-t-il proposé de repenser le rôle et la mission du christianisme en Afrique. Il faut retourner à Jésus Christ, à son Évangile et apporter la Bonne Nouvelle au peuple de Dieu qui est en Afrique et rien d’autre. Voilà le principe qui doit guider toutes nos actions sociales, économiques, religieuses, spirituelles et politiques. Le cadre idéal, le lieu par excellence de la réalisation de cette synthèse est la nouvelle évangélisation.

 

Cette évangélisation en profondeur, qui fait l’objet du deuxième chapitre, est le lieu justement de la promotion du christianisme de la vie. Les conditions, les situations de l’évangélisation aujourd’hui imposent à nous un nouveau style, une nouvelle manière d’évangéliser, d’être église et de faire la mission. Il ne veut pas dire prêcher un autre Évangile, ni évangéliser à partir du point zéro, ni encore moins constituer une autre Église, se séparer des autres. Il s’agit d’annoncer le même Jésus Christ, qui était, qui est et qui viendra. C’est en ce sens qu’il faut comprendre le concept de nouvelle évangélisation. Pour Comby, il préfère le concept de nouvelle évangélisation à celui de seconde évangélisation. Car, pour lui, « Plutôt que de recommencer l’évangélisation d’antan, il s’agit d’évangéliser d’une manière nouvelle ceux qui ont perdu leurs racines chrétiennes et d’évangéliser ces cultures inédites en rupture avec l’héritage chrétien des siècles passés ou sans aucun lien historique avec le christianisme. Parmi les problèmes permanents de l’évangélisation, il faut rappeler enfin la pierre d’achoppement représentée par les divisions des Églises et des chrétiens, et qui n’est pas vraiment enlevée par les efforts modernes de témoignage  commun »[7].

 

En interrogeant à nouveau frais l’Évangile sur la situation actuelle de l’Afrique, on se rend compte du rôle que doit jouer le christianisme à visage africain. C’est-à-dire aider les Africains à vivre la foi en Dieu dans la quotidienneté africaine et cela en transformant leur société. Où puiser les énergies nouvelles? Il faut alors boire à la source du Christ et de celle africaine. D’où le retour au Christ et à la patristique africaine, aux écrits des filles (Béatrice Kimpa Vita, Anouarite) et fils (Simon Kimbangu, Wadé Harris, Samuel Ajayi Crowther, Simao Toko, E. Mveng, J. A. Malula) de l’Afrique, aux travaux accomplis au niveau de chaque confession religieuse.

 

« La chute du royaume, la traite, les guerres et l'action des missionnaires troublent les populations qui suivent des mouvements messianiques syncrétiques. Le plus remarquable, celui des Antoniens, est dominé par la figure de Kimpa Vita, appelée également Dona Beatrice. Prêtresse traditionnelle ayant eu une vision de saint Antoine de Padoue, elle se présente comme la restauratrice du royaume, mais elle est capturée par les missionnaires capucins et brûlée vive par l'Inquisition (1706) »[8].  

  

Ce retour ouvrira les portes des Églises d’Afrique à l’œcuménisme, c’est-à-dire au dialogue avec d’autres Églises africaines et avec celles d’outre-mer. Donc, la méthode de cette nouvelle évangélisation en Afrique doit être le dialogue œcuménique et interreligieux. Aucune confession, aucun mouvement ou groupe n’est exclue dans la quête du discours chrétien authentiquement africain. Quant à l’Église-famille de Dieu des solidarités vitales et créatrices 

 

Le troisième chapitre a consisté à l’évaluation la pensée missiologique de Kä Mana à la lumière de celle de deux grands « Pères » de l’Église africaine que sont le Cardinal Joseph Albert Malula et le Père Engelbert Mveng. Nous nous sommes rendu compte de l’importance, de la nécessité et de l’urgence du christianisme africain de la vie. Malula et Mveng, dans leurs écrits et débats, n’avaient jamais manqué d’insister sur l’inculturation de l’Évangile dans les sociétés africaines, son implication dans la vie des Africains. Nous pouvons dire, sans hésiter, qu’aujourd’hui plus que jamais, le christianisme africain doit aborder toutes les dimensions de la vie de l’Africain. Et l’Évangile doit être au centre de toute cette vie. Car, « l’Évangile, écrit Kä Mana, a structuré petit à petit un monde qui s’est révélé comme intimement lié à l’humain, au refus de tout ce qui écrase, oppresse, opprime, enchaîne et tue l’élan du bonheur et de la plénitude de vie en l’homme »[9].  À la XXIIIe  Semaine théologique de Kinshasa, organisée par la Faculté de Théologie des Facultés Catholiques de Kinshasa du 10 au 15 mars 2003, sur le thème « Repenser le salut chrétien dans le contexte africain », Kä Mana insiste sur la centralité de l’Évangile dans toute entreprise missionnaire.  Il écrit : « à considérer l’ensemble de l’histoire de la mémoire de la mission chrétienne en Afrique, on doit dire qu’à côté des dynamiques de mort qu’un certain christianisme a développées, il existe des énergies de vie qui font partie de notre mémoire et qui doivent fertiliser la mémoire du problème du salut en AfriqueCe sont ces énergies de vie qui comptent et qu’il nous faut mettre en lumière avec vigueur et détermination. Particulièrement l’Evangile lui-même comme sens de la vie et comme lieu d’un choix vital pour un type de culture et de société, ici et maintenant certes, mais aussi en vue des nouveaux cieux et de la nouvelle terre que Dieu a promis dans sa souveraineté absolue. La vérité de la mission, c’est d’avoir fait passer le souffle de cet Evangile, malgré les distorsions humaines et des subversions dues aux déficiences de la culture par laquelle la parole de Dieu est passée»[10].

 

Mais il ne suffit pas seulement de faire ainsi, il faut conjuguer trois choses : parole de Dieu, sa compréhension, action de l’Esprit Saint et actions concrètes. D’où l’urgence et la nécessité de former tous les chrétiens à la gestion de la communauté, à la gestion de la chose politique. Paulin Poucouta, parlant de la responsabilité des chrétiens, affirme : « L’Église en Afrique doit être aussi la torche qui brille, éclaire, et embrase le continent. Elle témoignera ainsi de la présence lumineuse et victorieuse du Christ. Il s’agit d’une Église à même de réchauffer l’ardeur d’une Afrique engourdie. La symbolique du candélabre montre également que la mission n’est ni un privilège ni une sinécure, mais une lourde  responsabilité à laquelle l’on ne peut se dérober. Elle vous mobilise tout entier quels que soient votre état de vie, votre situation particulière »[11].

 

L’œuvre missiologique de Kä Mana est positive dans son ensemble. Elle ouvre des horizons forts intéressants. Du philosophe, du théologien qu’il est, il a voulu réfléchir sur la mission de l’Église et du christianisme en Afrique. Avec la théologie de la reconstruction[12][13], Kä Mana ouvre le christianisme africain à l’œcuménisme et au dialogue interreligieux. La théologie  nous invite à une meilleure connaissance de nous-mêmes, de nos situations et de notre société. Voilà qui nous ouvre les portes à la solidarité, à l’amour fraternel, au dialogue entre les différentes Églises africaines, entre les différentes théologies. Signalons que tout ceci doit se faire dans le cadre d’une émulation scientifique sérieuse, sans tambour ni trompette et dans le respect des opinions de chacun. Animés de l’éthique de l’humain et enracinés dans l’Évangile, dans la foi en Dieu et au Christ, confiants en l’Esprit Saint, les Africains bâtiront une Afrique nouvelle, forte et prospère. 

 

Kä Mana  aborde les problèmes de la nouvelle évangélisation en Afrique dans une perspective œcuménique et globale. Il fait appel à toutes les forces vives, à toutes les énergies spirituelles du continent pour la reconstruction d’une Afrique de l’espoir, une Afrique qui aime et vit selon le projet de Dieu. Sa façon d’aborder la question de la nouvelle évangélisation de l’Afrique nous paraît être cadrée à la situation contemporaine de l’Afrique. Ses nouvelles « spiritualités para-chrétiennes et théologies extra-chrétiennes »  sont intégrées dans la compréhension du mystère du Christ.

 

L’Auteur a l’avantage de recourir à ce qu’il a appelé « la Patristique africaine » pour y trouver les éléments fondateurs d’un christianisme africain. Cette piste pourrait être approfondie de manière à donner un tableau exhaustif des Pères de l’Église africaine. Pourquoi ne pas penser à une anthologie de la patristique africaine? Ces Pères sont-ils vraiment connus par les Africains eux-mêmes?

 

Dans un de ses derniers articles, on peut noter aussi une nette évolution de sa pensée. L’héritage de l’Occident doit être transformé en énergie créatrice. « Ce que l’Afrique a enduré constitue pour notre temps un enrichissement de l’héritage chrétien que nos pays ont reçu de l’Occident. Héritage que nous nous devons de transformer en énergie de créativité, en puissance d’invention fertilisante, en une nouvelle voie d’humanité dans un ordre mondial à transformer à partir de Dieu comme semence de vie nouvelle. Loin ambiguïtés et des misères de l’ancienne évangélisation. Loin des épreuves et des blessures qui ont profondément marqué nos esprits dans notre encontre avec le monde occidental. Loin de tout le contentieux que nous n’avons cessé de ressasser dans notre interminable procès à l’Occident. Cet Occident que nous avons à assumer en nous dans tout son être. Avec ses forces qui nous fascinent et ses faiblesses qui nous terrifient. Devenu aujourd’hui une partie de notre propre histoire et de notre propre être, pour ainsi dire, l’Occident chrétien nous conduit au seuil d’une transformation profonde de nous-mêmes pour de nouvelles tâches historiques qui nous incombent, particulièrement la nouvelle évangélisation de l’espèce humaine »[14].  

 

Comme tout œuvre humaine, la pensée missiologique de Kä Mana n’échappe pas aux limites de la pensée humaine. L’appréciation qu’il porte sur le christianisme véhiculé par les missionnaires étrangers a été  un peu impartiale. Il ne mentionne presque pas tout ce que l’Église Catholique réalise comme effort d’évangélisation en profondeur ou ses activités en matière sociale, politique, économique et morale. Par contre, pour ce qui est du protestantisme, il signale pas mal de rencontres, divers types de formation ou encore des initiatives pastorales. Est-ce par manque d’information ou il y a un autre motif?

 

Bref, il nous faut du courage! Car, la mission requiert du courage. « La mission, aujourd’hui comme autrefois, mais peut-être plus qu’en certaines périodes, demande du courage. En parler reste encore relativement facile. La vivre devient autrement exigeant »[15].



 1Lors de sa visite à Kampala en 1969, le Pape Paul VI exhortait les Africains en ces termes : « Africains, vous êtes vos propres missionnaires ». Une façon de dire que c’est aux africains eux-mêmes que revient la charge de fonder leur Eglise et de mettre sur pied un « christianisme africain ». PAUL VI, Discours aux Evêques africains, n° 1, dans Tharcisse TSHIBANGU Tshishiku (Mgr), La théologie africaine  Manifeste et programme pour le développement des activités théologiques en Afrique Postface de G. THILS, Kinshasa, Saint Paul Afrique, 1987, p.104-107. Jean-Marc ELA, dans son dernier livre Repenser la théologie africaine Le Dieu qui libère (Chrétiens en Liberté/Questions disputées), Paris, Éditions Karthala, 2003, p. 172-189, souligne le fait de la prise en charge de la mission en Afrique par les Églises locales africaines. Elles ne sont plus des objets de la mission, mais bien « des Églises-sujets » (p. 189).

[2] JEAN PAUL II, Exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Africa Sur l’Église en Afrique et sa mission évangélisatrice vers l’an 2000, Kinshasa, Médiaspaul, 1995, 157, n. 51 (EA).

[3] Congolais de la République Démocratique du Congo et Pasteur protestant (luthérien),  KÄ MANA est professeur d’éthique et de théologie systématique à l’Institut Supérieur de théologie protestante à Porto-Novo – Bénin et Directeur du Centre des Etudes et de Recherches œcuméniques et Sociales [CEROS]. KÄ MANA, La nouvelle évangélisation en Afrique Préface de François KABASELE Lumbala (Chrétiens en liberté), Paris, Éditions Karthala – Yaoundé, Éditions Clé, 2000, 217 p. [NEA].

[4] Ibid, p. 36.

[5] Ibid., p. 37.

[6]  NEA, p. 39.

[7] Jean COMBY, Évangélisation, dans ASSOCIATION FRANCPHONE OECUMÉNIQUE DE MISSIOLOGIE, Dictionnaire œcuménique de missiologie Cent mots pour la mission Sous la direction de BRIA, Ion - CHANSON, Philippe – GADILLE, Jacques – SPINDLER, Marc (Théologies -Théologie de la mission), Paris, Les Éditions du Cerf – Genève, Labor et Fides – Yaoundé, Les Éditions Clé, 2001, p. 128.

[8] Voir Encyclopédie Microsoft® E 2003 Encarta® 2003.

[9] TATC, p. 175.

[10] KÄ MANA, Le discours protestant et le problème du salut en Afrique Ruptures, continuités et enjeux actuels, dans Repenser le salut chrétien dans le contexte africain  Actes du XXIIIe STK du 10 au 15 mars 2003. Voir http://www.cenco.cd/facultescath/kamanatexte.htm du 10 août 2003.

[11] Paulin POUCOUTA, Lettre aux Églises d’Afrique Apocalypse 1-3 (chrétiens en liberté/questions disputées), Paris, Éditions Karthala – Yaoundé, Presses de UCAC, p. 263.

[12] Il faut signaler la « théologie de la fraternité» proposée par AGOSSOU, Mèdéwalé-Jacob, Christianisme africain Une fraternité au-delà de l’ethnie, Paris, Éditions Karthala, 1987, 217 p. À la p. 128, l’auteur parle du « rôle de la théologie dans ce contexte », C’est-à-dire celui de la libération. Cette théologie de la fraternité, dit l’auteur, est « une théologie de la Vie pour la Vie, cette Vie dont le Christ nous a ouvert le chemin et que son Église nous promet quand elle nous donne son baptême », p. 129.

 

[14] KÄ MANA, L’Afrique chrétienne à l’heure de la mondialisation repenser les orientations de la mission, dans Spiritus 166 (mars 2002) 15.

[15] JEAN RIGAL, Le Courage de la mission Laïcs, religieux, diacres, prêtres (Théologies), Paris, Les Éditions du Cerf, 19862, p. 187.

 

 


Sébastien SASA NGANOMO BABISAYONE

Doctorant en Missiologie

Université Pontificale Urbanienne
ROME

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